Incroyable mais vrai: ils ont vraiment élu ce tocson!

Les Vaudois ne cessent de nous laisser perplexe dans leurs choix politiques. Toujours à la pointe de la gauche, adepte d’une droite mollassone, le Vaudois a malheureusement tendance à faire les choix les plus stupides qui soient. On va vous en donner une preuve objective.

Prenez ce type (oui le vilain moche pas beau de la photo) dénommé Fathi Merder, ancien journaliste (ça veut déjà tout dire…) de son état que les Vaudois ont réussi à propulser sous la coupole. Et bien, voilà quelles sont les priorités politiques de ce sinistre personnage:

Donc, la première chose à faire dans ce pays pour Fahti Merder, c’est de lutter contre les conservateurs! Ca passe bien avant toute autre chose (mais bon quand notre univers mental est si étriqué qu’on arrive pas à fournir du concret on se retourne contre autrui…). Remarquons d’ailleurs qu’il ne parle même pas de lutter contre le socialisme quelque part, ce qui démontre bien à quel point ces gens sont des hommes de droite.

Mais il y a beaucoup plus amusant encore, c’est la façon dont ce troglodyte justifie son combat contre les conservateurs:

La Suisse est prospère. Et pour le rester, elle doit combattre les conservateurs dogmatiques et populistes. La Suisse est forte. Et pour le rester, elle doit se battre pour les valeurs qui font sa force. La Suisse est progressiste. Et pour le rester, pour combattre les menaces conservatrices, elle a besoin d’un renouveau libéral.

Absolument délicieux. Pauvre Merder, il ne sait même pas de quoi il parle. Pour donner un petit éclaircissement à ce sujet, jetons un oeil sur wikipedia (on va pas vous citer 14 auteurs différents juste pour frimer…) et sur la définition de ce qu’est un conservateur:

Le conservatisme est une philosophie politique qui est en faveur des valeurs traditionnelles et qui s’oppose au progressisme ainsi qu’au courant réactionnaire. Les cultures ayant chacune des valeurs différentes, les conservateurs selon leur culture ont des buts différents. Mais tous les conservateurs promeuvent la défense (statu quo) ou le retour à des valeurs établies (statu quo ante)

Plus loin:

Burke argumentait que la tradition est une base plus solide que les choses purement abstraites (comme la « Raison »). La tradition se forme avec la sagesse de plusieurs générations et les aléas du temps, alors que la « Raison » peut n’être que le masque des préférences d’un seul homme, et qu’elle représente au mieux la sagesse non testée d’une génération. Toute valeur ou institution existante qui est passée au travers de l’influence correctrice des expériences passées doit être respectée.

Cependant, les conservateurs ne rejettent pas le changement ; comme Burke l’a écrit, « Un État qui n’a pas les moyens d’effectuer des changements n’a pas les moyens de se maintenir ». Cependant, ils insistent pour que le changement soit organique, plutôt que révolutionnaire : une tentative de modifier la toile complexe des interactions humaines qui forme la société humaine, dans le but de mettre en pratique une doctrine ou une théorie, court le risque de se voir passer sous la dure loi de l’effet pervers. Burke recommanda la vigilance contre la possibilité d’aléas moraux. Pour les conservateurs, la société est quelque chose d’enraciné et d’organique : tenter de l’enlever ou de la modifier pour les plans d’un quelconque idéologue, c’est s’attirer de grands désastres non prédits.

Si je résume, celui qui défend ce qui est en vigueur et qui fonctionne depuis des lustres dans un état est un conservateur. C’est d’ailleurs justement parce que cela fait belle lurette que c’est éprouvé que le conservateur le défend mais Merder, lui, pense que la Suisse n’est pas conservatrice mais progressiste. Si donc elle l’était, alors les conservateurs n’auraient rien à défendre et ne pourraient pas séduire qui que ce soit. C’est de la pure logique. Tout au plus pourrait-on dire que la Suisse a une tradition du changement (ce qui n’est pas vrai), mais dans ce cas, alors Merder serait lui-même un conservateur d’après ses propres dires. Remarquez que cette dernière version a au moins le mérite de faire de la lutte contre le conservatisme un objectif puisque cela signifierait que Merder veut se combattre lui-même. Ce qui serait une bonne chose…

En définitive, on a encore une fois à faire à un illustre tocson qui ne sait même pas de quoi  il parle mais que ça n’empêche pas de se prendre pour un intellectuel…

 

 

 

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