Un ami (que je remercie au passage) me communique l’article que vous trouverez plus bas, paru cette semaine dans Présent, le quotidien de la droite nationale française.
Les primaires républicaines commencent dans moins de deux semaines et les deux favoris des médias que sont le candidat de Géorgie (on parle de celle de Martin Luther King, d’Evander Holyfield et de Coca-Cola, pas de celle de Staline bien sûr!) Newt Gingrich et celui du Massachussetts Mitt Romney semblent – divine surprise - tous deux en perte de vitesse!
Newt Gingrich est un ancien président (Speaker) de la Chambre des représentants à la vie conjugale et surtout extra-conjugale fort tumultueuse… en plus de son appartenance bien connue à divers cénacles « pas très catholiques » du genre CFR, Bohemian Club, Bilderberg et PNAC néocon, sans parler de son affiliation à la franc-maçonnerie (au 33e degré, s’il vous plaît!).
Mitt Romney, lui, un mormon milliardaire ultra-centriste (en Suisse il serait PDC ou PBD) est un ancien gouverneur de son état du Massachussetts (comme quoi les représentants de cette secte hérétique – qui prétend par exemple que Jésus serait frère de Satan - ne pulullent pas que du côté de Salt Lake city). Quant au clone de George W. Bush qu’est le texan néocon Rick Perry, sa campagne n’a heureusement jamais décollé. Concernant Sarah Palin, également issue des milieux néocons, elle a eu la bonne idée de se retirer, tout comme d’autres larrons plus ridicules qu’elle encore, du type Herman Cain.
C’est donc finalement notre ami de longue date, l’inusable texan Ron Paul, dont nous avons parlé à plusieurs reprises qui pourrait rafler la mise, au grand dam de tout le Système! Crédité de 20% des voix dans les sondages, il talonne Romney. Il est très possible, en plus, que les instituts de sondage aux USA trafiquent un peu à la baisse les chiffres de ce candidat antisystème, comme leurs homologues français le font si bien depuis vingt ans avec les Le Pen, père et fille. Tout ceci est donc de très bonne augure dans la perspective de cette campagne de désignation du candidat républicain pour la présidentielle de novembre. Les médias peuvent certes truquer des sondages et fausser une campagne par des analyses partiales et malhonnêtes, on voit cela tous les jours en Europe, mais en définitive ce sont les électeurs qui tranchent, dans les urnes!
Tout ceci doit faire claquer des dents de terreur dans les états-majors de l’Establishment politiquement correct. Bien sûr, ne nous emballons pas, nous partageons hélas complètement la conclusion de cet article du quotidien français :
Ron Paul pourrait s’imposer dans la primaire de l’Iowa
« Présent » (21.12.11)
C’est le 3 janvier prochain qu’aura lieu dans l’Iowa, Etat reculé et
bucolique dont personne ne parle sauf durant quelques jours tous les quatre
ans, la première des primaires organisées par le parti républicain. Une
primaire – ou plus exactement un caucus, nom d’origine indienne – annonçant,
étalés sur six mois, une cinquantaine de scénarios du même genre qui servent
à faire voter les militants purs et durs afin que, par leurs suffrages, ils
désignent le champion du parti à opposer en novembre au président sortant.L’ensemble du mécanisme sélectif ressemble à une impitoyable course de fond et la
première épreuve à un test, non pas décisif, mais très largement révélateur
des capacités de chaque candidat. Ainsi, pour vingt-quatre heures, Des
Moines, capitale de l’Iowa, se trouve être également la capitale politique
de l’Amérique. Dans cette ville poussiéreuse l’été, sibérienne l’hiver,
beaucoup d’observateurs attendent Ron Paul à une excellente place : la
seconde… ou peut-être même la première. Ce serait un événement dans le
microcosme des tacticiens électoraux mais ce ne serait pas une surprise dans
celui des francs-tireurs anti-régimistes.Ron Paul, 76 ans, échappe à toute classification, à tout étiquetage, à tous
les répertoires présents et passés qui évaluent les ambitions politiques
comme d’autres calibrent les oranges. Elu républicain du Texas depuis
quarante ans, cet ancien gynécologue-obstétricien qui a mis au monde plus de
4 000 nouveaux-nés clame sur tous les tons et à toutes les tribunes que «
ceux qui ne comprennent pas que la vie est précieuse sont incapables de
défendre la liberté ». Une profession de foi qui rejoint celle de Mère
Teresa lorsqu’elle affirma devant Bill Clinton, alors président : « Les pays
qui tuent leurs enfants n’ont aucun avenir. » Au-delà de cette fougueuse
défense de la vie, ce personnage hors du commun, volontiers frondeur,
marginal par nécessité, insoumis par tempérament, fait le désespoir de tous
les establishments et oblige les « experts » à passer des nuits blanches sur
des chiffres imprévisibles. Pour l’instant, on attribue à Ron Paul 21 % des
intentions de vote dans l’Iowa – le même pourcentage dont on crédite Newt
Gingrich, l’ex-président de la Chambre des représentants. Mais comme
celui-ci paraît en chute libre, Ron Paul pourrait très bien se retrouver
dans quelques jours en tête du peloton.Pas de surprise, donc. Et pourquoi ? Tout simplement parce que Ron Paul
correspond exactement au profil du gouvernant que les Américains,
consciemment ou non, attendent aujourd’hui. En trois mots : sincère,
corrosif, audacieux. Il se dit libertarian (libertaire), ce qui ne s’assimile
pas, en anglais, à de l’anarchisme. Ce père de 5 enfants et grand-père de 18
se montre attaché à l’esprit de la Constitution, aux libertés individuelles,
à l’initiative citoyenne, aux droits des Etats et au contrôle du
gouvernement. Il pourfend le gaspillage bureaucratique, les impôts fédéraux,
les ministères inutiles (il veut en supprimer cinq), les aventures
militaires, la banque d’émission et la planche à billets. Auteur du récent
bestseller “End the Fed”, il assure qu’il réduirait la dette de 25 % au
cours de la première année de sa présidence. Ron Paul à la Maison Blanche ?
Impossible. S’il s’en approche de trop près, démocrates et républicains,
toujours complices pour défendre le système, briseront les reins de cet
empêcheur de gouverner en rond.CHRISTIAN DAISUG